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Alex Sindrome - Superdition [par Phllox - mai 2012]

Avant de chroniquer quelqu’un que je ne connais pas (hé oui nécessairement), j’aime bien me plonger au préalable dans son univers, son histoire, ses influences, ses amours voire ses emmerdes. Non pas que cette recherche ait une influence quelconque sur mon ressenti, elle me permet avant tout de jeter une perspective aux sentiments que j’éprouve et de modérer mes ardeurs à digresser à l’excès dans toutes les directions. Et même si Discogs ou Google restent mes amis, la pêche a été pour le coup relativement infructueuse ; surtout chez discogs qui, il faut l’avouer, ne rend absolument pas hommage au foisonnement créatif de Jonathan Alexandre Persitz / Alex Anders. Manifestement, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même et c’est sur sa page Bandcamp que j’ai pu prendre la mesure, quantitative, de son débordement créatif.

Dans une interview (2004), il définissait le son de Sindrome comme "de la pop rock teintée d’électronique, tantôt très dansante, tantôt très sombre." J’imagine qu’à ce jour le concept reste foncièrement fidèle à ses fondamentaux, ce, à quelques synonymes près. Voilà ! Le décorum est planté, parlons de "Superdition". La seule première écoute a été pour moi insuffisante, et m’a plongé dans un abime de perplexité qui au fur et à mesure a évolué vers une forme de schizophrénie : comment peut-on réussir à susciter autant de sentiments contradictoires ? Y a-t’il là une forme de malice, de magie, ou de génie ? Franchement je l’ignore et je m’en fous un peu. La seule chose que je sais, c’est que nul ne peut y rester indifférent, vraiment. Alors autant vous livrer brut-de-décoffrage mes impressions :

Les 13 titres de l’album s’enchainent de manière fluide, très fluide. Mais de cette linéarité, l’écoute peut lasser si l’on aborde "Superdition" d’un seul tenant, surtout lorsque certains titres adoptent intro et structure musicales pour le moins similaires. J’ai alors commencé à disséquer le propos artistique de manière moins séquentielle et plus analytique en me posant clairement la question : Alex Sindrome c’est quoi au juste ?

Je pense avoir trouvé une esquisse de réponse : C’est avant tout un foisonnement de parti-pris assumés.

Les textes, pierres angulaires de l’Album, alternant entre cynisme, ironie, insolence et provocation. Ils font mouche au point que si mon propre fils me parlait ainsi, je lui collerais certainement une bonne claque (Sasha te voilà prévenu !). Et sans vouloir faire de psychologie de comptoir, on ne peut qu’éprouver de l’empathie et reconnaitre que l’univers littéraire et sémantique d’Alex raisonne assez justement avec nos propres démons (et pourquoi pas avec nos merveilles aussi). La voix en revanche peut poser problème. Non pas que son phrasé monocorde ou sa gouaille posent souci : ça fait bien parti de l’ADN du projet, non il ne s’agit pas de ça. Il s’agit du mix, des reverb, de l’utilisation de certains filtres et particulièrement du flanger. Franchement, .... J’aimerai bien l’entendre un peu plus "au naturel" cette voix, moins maquillée, un peu comme une jolie fille.

La musique quant à elle, peut être abordée de deux manières : soit en tant qu’écrin pour les textes, ce qui la cantonnerait à un rôle de simple faire-valoir, ou alors un tout, abouti, cohérent, pouvant se suffire à lui-même. Et même si les constructions sont relativement similaires d’un titre à l’autre, ça fonctionne plutôt bien ! J’aime ce son électronique, sa noirceur, j’aime la rugosité des lignes de basse, j’aime les boites à rythme désincarnées, j’aime les guitares beaucoup plus présentes, les quelques violons qui rajoutent juste ce supplément d’âme, j’aime aussi l’effort mis sur certaines mélodies qui viennent casser la métronomie de l’ensemble.

Bref, il y a carrément matière à y trouver son compte et si je ne devais retenir qu’un seul titre, j’hésite entre "J’ai pas envie", "Lacrymal" ou encore "Peur panique", avec probablement une préférence pour ce dernier. Quoique, en pensant à "Seule au Monde", j’aimerais bien aussi voir ses cicatrices.


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