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Covenant - Modern ruin (Edition limitée) [par Phllox - mars 2011]

Covenant - Modern ruin (Edition limitée)

Je l’avoue, j’aime la Synthpop. Ce côté inavouablement léger, voire acidulé, qui ne prétend pas faire planer au-delà d’horizons raisonnablement enfumés. Et que dire des lignes de basse légèrement putassières ? Putassières... mais pas trop quand même, histoire de nous rappeler les liens évident du genre avec l’EBM, la New Wave et sa version Cold, bref, les 80’s dans ce qui se faisait à priori de mieux. La liste des groupes, projets et formations diverses est suffisamment longue pour que nous puissions tous raisonnablement y revendiquer soit un lien de parenté soit à minima un lien affectif.

Je suis fan de Covenant. Et oui, à chacun ses petites faiblesses. Le trio a su, depuis ses débuts (1994), calmer la midinette qui sommeille en moi, lui fournissant son pain quotidien de vibes vaguement "bouge-toi-les-fesses". Avec plus ou moins de bonheur certes, tous les albums ne se valent pas. Mais comment ne pas succomber à la voix d’Eskil Simonsson sur "The Men" (version Live ou Studio) ni céder à l’appel du dancefloor ou à l’inverse retenir une larme sur "Greater than the sun" ?

C’est tout naturellement qu’après trois ans d’absence, je me suis précipité fébrilement sur l’édition limitée 2 CDs du petit dernier Modern Ruin, paru en ce début 2011.

Et j’ai bien fait ! Parce que malheureusement, et sans grande passion, je ne retiendrai que le titre "Wir sind die Nacht" du CD 2 bonus ainsi que certains de ses remix. Quant au CD 1, enfin, l’album à proprement parler, je regrette amèrement d’y avoir investi le moindre centime. J’aurai du me contenter du titre promotionnel "Worlds Collide" paru dans le sampler D-side # 60. Sauf que dans la vraie vie, pour avoir le cadeau « Bonux », il faut aussi acheter la lessive.

Le mot est lâché, Modern Ruin est une grande soupe où le nouveau line-up (départ de Clas Nachmanson et arrivée du brillantissime Daniel Myer) semble encore chercher ses marques pour rester poli, comme si la greffe tardait à prendre. N’en croyant pas mes oreilles, j’ai réécouté ce CD à trois reprises dans des contextes bien différents ; ce, pour invariablement constater que les morceaux semblent résulter d’une pâle synthèse du plus petit dénominateur commun à chaque membre du groupe. C’est exactement comme si personne n’osait imposer un style propre, pour aboutir à un vague consensus mou. Certains morceaux semblent décoller, mais non, on ne dépasse pas les 300 pieds d’altitude ; alors que d’autres tentent de faire vibrer une émotion pour en définitive sombrer dans un pathos édifiant.

Bref, j’ai vraiment détesté, du moins à la hauteur de ma déception.

J’aurais préféré 100 fois succomber à quelques titres lâchés de-ci de-là dans des compilations, histoire de patienter. Mais en l’état, Covenant me fait l’effet d’un grand prématuré dont le pronostic vital est engagé. J’espère que, soit les bonnes fées de la Synthpop se pencheront une nouvelle fois sur son cas, soit de manière plus réaliste que les bons Docteurs Myer et Simonsson y imposent des styles plus personnels, se jouant d’alternances et de complémentarités.

Parce que c’est dans la différence et dans le courage d’affirmer un parti-pris que l’on trouve la richesse.

URL :
Label : Synthetic Symphony
Artiste(s) : Covenant

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