
Ecouter cet album de Detritus, c’est comme se retrouver face à une cathédrale. Intimidé tout d’abord devant la démesure du monument, vous en faîtes le tour pour en saisir les limites.
Tandis que vous vous familiarisez avec ses dimensions, vous remarquez ses gargouilles. Ses bas reliefs. Il vous livre ses secrets. Vous raconte son histoire.
A l’intérieur, un refuge silencieux. Un silence comme il n’en existe plus. Vous y trouvez la paix. Vous pouvez fermer les yeux sans crainte à présent pour mieux apprécier cette musique qui chatoie vos oreilles. A chaque refrain, vous ne pouvez vous empêcher de fredonner comme on psalmodie. Vous vous souvenez de choses auxquelles vous n’aviez plus pensé depuis des lustres.
Quand vos yeux, humides, s’ouvrent à nouveau, c’est sur la prairie de votre enfance. Et cet arbre majestueux qui vous rappelle tant de souvenirs. Vous vous rendez compte bientôt que tant que vous restez dans cet édifice, fermer les yeux vous transportera où vous voulez.