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Fausten - Fausten [par Freak Show Factor - octobre 2013]

Ad Noiseam produit ici un album d’un genre nouveau pour le label. Deux artistes dubstep et breakcore (Monster-X et Stormfield) s’associent pour une expérience oppressante. Un genre de "hard ambient", concret et bizarrement rythmique. La musique n’est ici jamais atmosphérique au sens où elle élargirait l’espace en tentant de créer un univers avec ses paysages et sa ligne d’horizon. Non rien de tel. Ici, le son est proche du corps. Il est concret. Sale. Inquiétant. Il vous enferme. Vous bâillonne. Vous bande les yeux. L’ouïe, le seul sens qu’il reste, se retrouve tendu vers chaque son. Chaque craquement, frottement, chaque claquement est répercuté dans le cerveau de façon décuplée. Des bruits en apparence anodins qui, dans cette situation, créent la tension.

Et ainsi je découvre qu’on peut faire de l’ambient uniquement rythmique ce qui paraît paradoxal. Dans Punishment par exemple, ça consiste en une espèce de vague venant s’écraser sur les rochers. Un fracas répétitif et immersif. Bien sûr, sur d’autres morceaux, le terme d’ambient est peut-être abusé. Mais ce sont les textures qui sont le cœur de la musique de Fausten, et non les structures. Des textures très industrielles, métalliques (rouillées), telluriques (cramées), sismiques (dévastées).

Mais l’album nous réserve en plus une surprise avec le morceau Evisceration qui porte bien son nom. Boucherie (!) malgré son tempo lent. Un morceau à la rythmique impitoyable, des coups de barre à mine dans la tronche ! Je ne m’en remets toujours pas.

Et bien que la plupart des morceaux aient un aspect rythmique, vous ne reconnaitrez jamais aucun kick, aucun snare de quelque nature que ce soit, encore moins de high hats. D’ailleurs, on se demande bien avec quoi c’est fait. Du matériel de chantier certainement … C’est en cela que les remix sont intéressants (Oyaars, Dadub, Ontal) parce qu’ils récupèrent cette matière brute de ces deux morceaux les plus rythmiques que j’ai cité, pour les structurer avec de bons gros kicks des familles de façon un peu plus conventionnelle, pour donner, non pas une relecture, mais de tout nouveaux morceaux. Fausten se charge tout de même de clôturer le chapitre avec une plage dronesque abyssale.

Bonne surprise de la part d’Ad Noiseam donc … bonne surprise tout court.

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Label : Ad Noiseam

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