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Flint Glass and Arx Kaeli – Circumbaikal [par Janet Vice - septembre 2011]

Je m’étais perdue quelque part dans les Balkans. je suis montée à bord d’un train, vétuste, à locomotive. J’ère à présent, sans destination, sur le Circumbaikal de Flint Glass. Les paysages défilent sous mes yeux, des paysages froids, tantôt rocheux, tantôt industriels. J’entends le remous métallique et répétitif des roues sur les rails grinçants. Des vagues tribales m’entêtent, le voyage est initiatique. Je plonge dans une transe shamanique au fur et à mesure que les percussions envahissent l’espace sonore.

Les paysages défilent toujours à toute vitesse derrière les vitres du wagon. Puis un voile de douceur et de mystère se déploie dans la deuxième partie du voyage. Une escale chimérique et tintée de coucher de soleil qui apaise après l’avalanche de tam-tams. La nuit tombe, angoissante et astronomique. Les remous métalliques ressurgissent, distordus, plus crissants que jamais, derrière les petits tintements stellaires. Au réveil, ce sont ces secousses incessantes qui me rappellent que je ne suis pas encore à destination. Le Soleil se lève peu à peu, dans toutes ses teintes de lumières. Je comprends dès lors que je ne sortirai jamais de ce train. Les paysages mélodiques du Circumbaikal imprègnent mon esprit, son rythme obstiné articule mon corps. Je danse, aveuglée par le reflet du crépuscule à travers la vitre. Je danse, sur la musicalité de la lourde mécanique de fer qui avance sans jamais s’arrêter. Ses remous sont miens, je deviens la machine, je deviens le paysage déformé par la vitesse. Il n’y a pas de réveil.

Cet opus de Flint Glass est à appréhender comme une toile impressionniste. La recherche sonore est très intense, chaque son est déposé comme une touche de pinceau délicate sur la toile musicale. Successivement atmosphérique et tribale, l’electronica de Flint Glass ne surprend pas, mais progresse dans votre imaginaire avec subtilité (si tant est que votre écoute soit attentive). Circumbaikal est une véritable ode à l’évasion. C’est aussi la rencontre du chaud et du froid, des percussions et des nappes électroniques, de la nature et de la machine. Mention spéciale au packaging de l’album : le vinyle est d’un blanc surréaliste, pure, concordant parfaitement avec la pochette du disque, elle aussi très épurée (une nouvelle rencontre : celle du noir et du blanc). Avec Circumbaikal, Flint Glass offre à son auditeur l’expérience d’un aller-simple parsemé d’onirisme et de mystère au cœur des contrées sibériennes. Vous n’y rencontrerez pas les clichés du folklore balkanique, mais l’écho que vrombit en vous l’impulsion du voyage.

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