• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

HIV+ - UFO pulsations [par Miqrob - septembre 2006]

Période d’intense activité pour Pedro Peñas y Robles aka HIV+, avec notamment la sortie de ces pulsations d’une autre galaxie, essentiellement composée de planètes audiovisuelles où l’expérimentation et une certaine radicalité règnent indiscutablement. Le CD démarre sur un trio original de l’invité d’honneur de nos peuplades (?) extraterrestres : "Anywhere out of my mind", ambient crépitant déjà présent dans une version quelque peu différente sur "Censored frequencies", "Liquid skies", le plus rythmé des trois, de la remarquable famille de "Contraction" ou du remix réalisé pour Bak XIII (beat mécanique hypnotique et point trop rapide, saturation, atmosphère inquiétante...), et "Pulsar 23", certainement composé quelque part entre notre planète et cette autre galaxie, dépaysement spatial, froid et hanté, un peu de ce vide si lointain magnifié par Kubrick, avant que notre espèce ne soit dépassée par sa création. Puis vient le temps des visites extraterrestres, des bouleversements électro-génétiques. Liquid Sphere convoque la vie microscopique qui le compose et emplit l’espace vital d’"Anywhere out of my mind". Subliminal et incertain, artisan d’une détente sur le fil du rasoir, à l’affût de vos variations émotionnelles. Dell.Tree suit, manifestement raccordé au même organisme, mais pour une mutation mettant encore plus à mal nos certitudes. La vie microcosmique rejoint le macrocosme, se densifie, remonte la moelle épinière et pénètre les neurones. Déconstruction, apologie d’une altérité improbable. Human Flesh - ne vous laissez pas abuser par cette appellation éminemment non contrôlée : un emprunt, pire, une imposture visant d’autres mutations - la technologie s’en mêle pour des impressions davantage cybernétiques, adoucies par un violon synthétique. Puis surgit Sizzle, qui se saisit de "Pulsar 23" pour de progressifs mais réels travestissements, nous plongeant encore un peu plus dans une aliénation où l’intelligence artificielle a pris le pouvoir, au fin fond du grand vide, pour accélérer en un saississement ultime par le froid. Mais l’organisme ainsi perverti n’est pas éteint : du fait même de cette perversion bien ancrée et de l’existence de la forme de vie autonome, Planetaldol la conduit pour un voyage manifestement sans retour, en écarquillant le sens auditif de l’entité, nous donnant un aperçu du faux silence de ce biotope ahurissant, en fait habité d’une symphonie de bruits fondus. Tzii s’attaque alors à "Liquid skies", en concasse l’ossature, la recompose, fait une pause, reprend, surprend par l’irruption d’un échantillon de notre orient, développant une troublante esthétique de la rupture. Giscard le survivant, assemblage de cellules qui muta certainement au contact de notre planète, et plus précisément de notre pays, dans la seconde moitié des années 70, hérite du même organisme dans une optique chirurgicale dont la logique lui est propre. Opération à circuits ouverts, mais les bactéries s’en mêlent : infection noise-ocomiale... souhaitée par l’opérateur cellulaire ! Atrabilis Sunrise, nouvelle dimension. Zoom sur la multiplicité de formes de vie des pulsations de l’OVNI que vous ne pouviez soupçonner. Avancée lente mais certaine, torturée mais structurée. Une multitude de focalisations instantanées illustrent un mécanisme encastré dans le vivant... "Pulsar 23" a entre-temps terminé son périple, malmené lors de cette avancée dans la symphonie de bruits fondus. Finalcut accueille ce qu’il en reste et le soumet à des expériences micro-électriques le destinant à un dernier stade de décomposition hybride, non achevée, pour une vie végétative où sa conscience ne nous est plus accessible. Enfin, c’est "Anywhere out of my mind" qui donne à voir la fin de son parcours, boosté au plutonium concentré à la sauce d’ Iloj Tone, se vrillant en convulsions, démonstration d’un sadisme supérieur au précédent expérimentateur sur le sujet. Il y a extraction de souvenirs auditifs enfouis, grâce au traitement de choc subi. La déstructuration met un terme au cobaye. Même au diagnostic, un compteur Geiger n’y survivrait pas. Vient ensuite le DVD et ses habillages d’images, consistant non plus à revisiter l’essence des morceaux, mais à porter son dévolu sur telle ou telle pièce d’ HIV+ pour lui offrir une dimension supplémentaire, basée sur le stimulus visuel. Les formes de vie ayant opté pour cette approche se sont notamment penchées sur certaines démarches proprement humaines, qui les auront sans nul doute interpellées... Avec "Une chienne andalouse", Tzii, de retour, choisit un paradoxe travaillant déjà basiquement notre espèce, celui de l’opposition entre une certaine austérité de la religion et des approches comportementales non sans lien avec notre instinct de reproduction et qui, très relativement, sont parfois rangées sous le concept de perversion. Une institution patriarcale face à l’incarnation forcément féminine du désir, le noir versus le rouge. Thématique obsessionnelle pour une mise en exergue de l’ordre du clip.

L’entité Toff ensuite, avec "Point exe", marqué par des attitudes que nous rattachons successivement à la pire folie ou au pire rationalisme, présente un zapping saturé de la cruauté de l’humain envers les animaux dont il se nourrit, via son industrie agroalimentaire notamment, ainsi qu’envers ses congénères, dans des mises à mort plus ou moins institutionnalisées. Le tout entraîne évidemment une sensation de malaise exacerbé, et l’on ne peut que déconseiller cette mise en perspective sans complaisance et cohérence, mais éprouvante, aux personnes sensibles... RKO, prévoyant, avait échantillonné le gène de "Pulsar 23", à partir duquel il construit sa projection mentale barrée, un vrai court-métrage de l’ordre du fantastique évoluant tout en lenteur, l’apesanteur subjective du début, au sein de blancs mais sombres couloirs, laissant à mi-chemin la place à une projection externalisée. Une de ces machines douées de raison a bel et bien décidé d’expérimenter sur un humain, de le sonder, de le soumettre... de l’habiter ?! Fascinant, mais à qui le tour ? Quatrième élément de la série, la vision "Erased" de Cybunk nous ramène vers un abstrait examen de notre matière civilisationnelle et chimique immédiate, dans une déclinaison de quiétude inquiétante, le calme de la tempête. Certainement le plus conceptuel, le moins descriptible... Pour terminer, "00,1% ex echo", de Stérépathe + K-Ro, offre à ses spectateurs une illustration SF évoquant inévitablement les flux interplanétaires ainsi établis, un genre de collage nous susurrant que rien ne sera plus comme avant. Afin de revenir dans une réalité dimensionnelle qui se manifestera de prime abord via notre lecteur DVD, signalons la présence d’un certain nombre d’infos et de bonus sur ce second support, et notamment une piste DVD supplémentaire qui doit conserver sa vocation de surprise, ainsi qu’un petit aperçu du travail d’un ultime mutant nommé Nuvish, dessinateur intergalactique à l’origine de l’étrange jaquette de cet objet hors normes.

URL : http://3patttes.free.fr/
Label : 3patttes
Artiste(s) : HIV+

Permalink :