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Kod.ex Electronic compilation [par Freak Show Factor - octobre 2010]

Fallait que ça tombe sur moi encore. Voyons voir. Deux cd en plus ! N’en jetez plus. Ca sent le remplissage. On va en avoir le coeur net. Vas-y lecteur, ouvre la bouche ... Non mais qu’est-ce tu fous ?! Mais j’parle pas à toi lecteur de la chronique ! J’parle à mon lecteur CD. J’ai l’droit non !? Vas-y, tu m’la fais pas. Fais pas comme si tu baillais et que t’avais très bien compris. Bon trêve de plaisanterie, passons aux choses sérieuses. T’es prêt ? Non mais cette fois j’te parle à toi lecteur ! Oh le boulet ! Est-ce que t’es prêt pour ces 26 titres ! Ouais ?! Alors c’est parti.

CD1

Empusae : d’entrée, on a les poils qui se dressent par cette sublime complainte jouée par un instrument à vent qui n’existe pas. Une touchante mélancolie qui sera accompagnée bien plus tard par une rythmique délicate et en arrière plan. Un morceau qui ne ressemble à aucun autre d’Empusae.

Mlada Fronta : Oui, vous avez bien lu. Moi-même je me suis pincé, mais c’est bien lui ... aucun doute possible. Entre electronica et IDM minérale, Rémy nous plonge dans un océan de fractales tout en se permettant un clin d’oeil à Kraftwerk.

Et là je me dis que ce n’est pas possible ... cette compilation ne va pas pouvoir assurer un tel niveau tout au long des 26 titres.

Dither : J’avais vu juste et l’autisme extrême de ce titre est trop asphyxiant et je ne trouve aucune raison valable qui m’empêcherait de zapper.

Cdatakill : S’enchaîne un 2e morceau casse-couille dans la même veine.

Sonic Area : Un titre à la structure évidente et pourtant impossible à décortiquer. Une bonne grosse basse vrombissante, des cloches, des transitions, une rythmique simpliste, des interférences électromagnétiques, un clavecin ... un monde renfermé dans ces 4 minutes 42.

Le Diktat : Un dub lourd et profond finissant en guérilla urbaine excitée par Flava Flav. Puissant et vindicatif.

This Morn’Omina : Ils restent également dans ce qu’ils savent faire le mieux. La dance tribale pousse à la transe comme sur leurs meilleurs titres.

Tzolkin : On reste dans l’ethnique avec cet enregistrement live (à la console) qui poursuit la transe par un titre presque uniquement rythmique, à base de tambours, de djembés, de morceaux de bois qu’on frappe frénétiquement l’écume aux lèvres et les yeux révulsés.

Flintglass : L’electronica de Flintglass est souvent subtile et complexe. Ici il nous offre quelque-chose de beaucoup plus dur avec une rythmique acérée et des nappes carrément flippantes.

Detritus : Ce titre est dans la droite ligne de son dernier album. Un mouvement presque symphonique dont la puissance enfle tout au long du morceau.

Ab Ovo : Une electronica léchée et très bien produite qui sait ménager ses effets, où synthés et rythmique se répondent puis fusionnent et finissent par pondre un œuf monstrueux.

Ch.District : Moins abrasif qu’à l’accoutumée, Ch.District propose de nous faire bouger avec style sur le dancefloor. Objectif atteint sans autres prétentions.

Oil 10 : De l’electro pour finir, pas pour le dancefloor mais pour danser chez soi. Avec soi. Beaucoup plus subtile qu’il n’y paraît cet air qui reste agréablement dans la tête.

CD2

Lith : Du arsch indus signé Lith sans surprise donc, bienque l’on puisse noter ici un aspect mélancolique intéressant.

Element Abuse : C’est abusé. Si tu veux du drone lobotomisant, ben t’en aura pour ton argent. Le même son tout au long de ces interminables 6 minutes 55.

Ex-Tension : Un indus rythmique léché aux lignes de synthés et de basses efficaces autour desquelles se développent des rythmiques grinçantes, précises et fluctuantes. C’est propre. Un peu trop peut-être.

Twinkle : Très inspiré et captivant. Petits bruits, petites mélodies, ligne de basse et rythmique, nouvelle petite mélodie juxtaposée, transition, une voix nous parle, puis on reprend tous les éléments en les secouant pendant quelques secondes de breaks. Il se passe toujours quelque-chose.

Fractional : Un genre d’eurodance déviante entre Raoul Sinier et Tarmvred, mais le second degré est raté (de peu).

Asche : Claustrophobique. Oppressant. Une voix se confesse sur une rythmique linéaire grésillante qui enfle tandis que les murs se resserrent jusqu’à vous écraser.

Chrysalide : Sirène, voix saturée censée faire peur, petit son de piano et gros kick presqu’aléatoire. Accalmie avant d’envoyer le gros son puis on recommence. Mouais ...

Roger Rotor : Noise indus minimal technoïde dont on appréciera la rudesse qu’à haut volume.

Sylvgheist Maëlström : ça faisait longtemps que je n’avais pas écouté ce projet et le morceau proposé est de loin le plus bizarre de cette compilation. Et on ne comprend qu’à la fin ce qui s’est passé. Un travail sur les rythmiques très difficile à décrire ... en fait impossible. A découvrir. L’agréable sensation d’avoir été surpris, désorienté puis berné, alors qu’on ne pensait plus pouvoir l’être.

Sulphuric Saliva : dès que la rythmique frappe, on sait que c’est du Sulphuric, et on ne peut s’empêcher de hocher de la tête. Il aurait pu s’en contenter. Pourtant son morceau continue d’évoluer, et il finit par nous faire dresser les poils. Un titre énorme avec une âme.

Mono No Aware : l’indus martial de Mono No Aware est souvent bourrin quoique jouissif, mais ici, nous avons droit à un kata tout en progression, maîtrisé de bout en bout.

Imminent : êtes-vous prêt à subir cette épreuve de désorientation sensorielle. Il faut y être préparé.

Cenotype : honte à moi, je ne connais pas Cenotype et j’avoue n’entendre que la patte d’Iszoloscope qui a remixé ce titre (et qui devait obligatoirement, d’une façon ou d’une autre, figurer sur cette galette). Et ça donne un morceau qui aurait pu figurer en bonne place sur Coagulating Wreckage. Tout est dit.

Une compilation étonnante, où la plupart des intervenants ont proposé le meilleur de leur savoir faire. D’autres ont voulu exposer une autre facette de leur projet. Quelques-uns se plantant, les autres nous ravissant. Une double compilation riche de titres inédits et indispensables dont la seule résurrection de Mlada Fronta impose l’acquisition.

Vas-y, tu peux recracher. Ah ! Le con ! Tu l’as fait exprès cette fois ! Enfoiré d’lecteur !

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Label : Brume

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