• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

Lambwool - A Sky Through The Wall [par Phllox - octobre 2012]

Le nouvel album de Lambwool, "A sky through the wall", illustré par Jérôme Sevrette est désormais disponible en deux éditions (simple ou double, limitée à 100 exemplaires) via OPN.fr . Il s’agit d’un concentré de beauté absolue propulsant Cyril Laurent au rang de démiurge de la scène dark-ambiante : Les platoniciens l’auraient appelé "Esprit".

"A sky through the wall" est habité, on touche presque au divin, au sacré. Et bien au delà de l’univers passivement contemplatif du néo-classique, Lambwool, au travers de 7 titres, nous maintient en apnée pendant près de 50 minutes, soit en nous portant à des pinacles cosmiques, soit en nous plongeant dans les tréfonds de nos névroses les plus cryptiques. Du sec à l’humide, de l’éclat à l’obscurité, de l’Alpha à l’Omega, le voyage s’opère en activant tour à tour nos 5 sens.

Très figurative, cette bande son pourrait être celle de nos rêves les plus fous, de nos désirs les plus vertigineux, de nos pulsions les plus créatrices. "Somewhere" fait traverser un univers intersidéral qui dès la troisième minute parvient à ouvrir les portes de l’inconscient et confine à une transe hallucinée : des motifs, des flashs, des couleurs, des galaxies entières défilent sous mes yeux, ... défileront sous vos yeux. Observez la glace entrer en fusion sans pour autant être surpris : les lois de la physiques ont été abolies. Voilà, il faut juste l’accepter, s’abandonner. "No Man" nous ramène sur terre, du moins sur une planète habitée d’orientalisme où certaines nappes évoquent irrésistiblement certains passages de "Satellite Serenade" de Keiichi Suzuki, voire de "Cascade" de Future Sound of London. Le titre tient la comparaison sans rougir pour venir s’élever au dessus d’un désert aride, inondé de chaleur, accablante, surnaturelle. Mais nous ne sommes pas seuls dans ce désert : les Djinns manifestent leur présence sur "Underground" : délicatement, ils tintinnabulent alors que les percussions viennent graduellement rythmer notre progression, je vous tiens par la main : nous pénétrons alors dans les abysses ensablés, la forge brûlante se rapproche et nous inonde de son souffle.

Est-ce la source ? Entrons nous en harmonie ? Oui très probablement à ressentir "Floating". Bien que nos perceptions restent quelque peu éthérées, nos vies défilent sous nos yeux nostalgiques pour s’entre-mêler avec certaines scènes de Blade Runner. Nous nous enfonçons dans l’inconscience, paisiblement, pour finalement aboutir à LA révélation. Quelle est-elle ?

Notre simple condition humaine est bien d’oublier : Agora est là pour nous le rappeler : nous ne sommes que carbone, hydrogène, oxygène et azote. Rien de plus. Et c’est non sans tristesse que de l’irréversible réveil s’efface la magie qui aurait pu construire en nous cet absolu. Mais quand bien même, les forces, fussent-elles lumineuses ou obscures, sont là et veillent à maintenir ce semblant de cohérence qui fait de nous ... ce pauvre Ecce Homo.

"Don’t fall asleep" ? Mais non, le mal est fait ... et alors que nous traversons une fois de plus le ciel en contemplant ce mur, "A sky through the wall" nous suture les yeux, éternellement.

Video : http://www.youtube.com/watch?v=WmZ9...

URL : http://www.opn.fr/
Label : OPN

Permalink :