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LoGre ‎– La Déchirure [par Freak Show Factor - juillet 2014]

J’avoue être passé à côté de cet album faute à une production peu accrocheuse. L’aspect plat et peu dynamique du son n’aurait pas dû influer sur l’intérêt que je lui ai apporté. Il est paradoxal de constater qu’à l’époque du mp3, on veuille du spectaculaire. Mais reproche-t-on à un roman de ne pas utiliser d’image 3D. Et si une écoute sur les enceintes à volume raisonnable donne la désagréable impression que la musique vient de la télé du voisin, c’est une écoute intimiste au casque qui révélera finalement la saveur de ce son monochrome qui du coup rappelle celui de Check Your Head des Beastie Boys et des compos structurées autour de la basse.

Dans ces dispositions, la Déchirure me fait penser à un théâtre de Guignol en ombres chinoises. Les ombres portées sur un drap blanc laissent la place à l’imaginaire de chacun et il n’y a plus lieu de porter un oeil critique à la qualité des décors ou des costumes, mais simplement laisser son cerveau créer tout ce dont il a besoin pour coller à l’histoire. Et si l’histoire ne vous passionne pas, c’est votre cerveau qu’il convient de soumettre à la critique, tout comme je l’ai fait avec le mien. Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est la déchirure du drap.

Par la suite, au fur et à mesure que l’album avance et développe ses ambiances, et bien que vous ayez conscience que vous avez la meilleure place pour mater le film, il viendra un moment où votre curiosité malsaine, maintenant tout à fait intéressée, vous poussera à vous approcher. Comme un gamin devant la vitrine d’une confiserie dont les reflets sur la vitre empêchent de distinguer nettement les friandises, il ira jusqu’à pratiquement y coller son nez. A une distance précise, vous parviendrez à distinguer les acteurs à travers la fibre du drap, vision se juxtaposant avec celle des ombres projetées. Vous avez le pressentiment qu’il ne faudrait pas s’approcher plus, et pourtant, vous ne pouvez vous en empêcher. Quand votre visage touchera presque l’écran, vous verrez parfaitement. Vous comprendrez alors que ce ne sont pas des acteurs, qu’on ne joue pas, que l’Ogre est réellement en train de dévorer les enfants qui s’étaient perdus dans la forêt. Et tandis qu’une giclée de sang viendra éclabousser juste devant vos yeux, vous ne pourrez réprimer un petit cri de fillette. Je n’ai alors qu’un conseil à vous donner … FUYEZ !!!


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