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MLADA FRONTA contrast 2005-2011 unreleased & rare tracks [par Havoc - mars 2012]

Nous allons pouvoir enfin gouter au grand retour du maître incontesté de l’electronica française, Rémy Pelleschi, qui s’est octroyé sept ans de congé discographique avant de réactiver son projet principal.

Mlada Fronta a débuté sa carrière en 1992 avec « illusory times » (très influencé par Killing Joke) et s’est arrêté avec le dvd « dioxydes » en 2005 laissant derrière lui seulement quatre albums en vingt ans mais une maitrise et une exigence toute particulière quant à la façon de composer et de concevoir le son.

Dés la sortie de son premier j’ai programmé le groupe niçois au Trolleybus en 1993, nous étions trente cinq pelés à apprécier la première mouture tribal industrielle de ce qui était d’abord un duo sur scène. Le projet a considérablement évolué vers une musique de plus en plus abstraite et géométrique depuis ses débuts dédiés à Jaz Coleman.

Féru de technologie et de sonorités rugueuses le sieur Rémy construit son propre studio Millenium à Nice et compose à la fin des années 90 « High Tension » la pierre angulaire de l’industriel rythmique made in France (Flatline records) suivit de l’immense « Fe2O3 » en 2001 démarrant ainsi brillamment le catalogue M-Tronic.

Un an plus tard, en 2002, Rémy monte sa propre structure Parametric, une façon pour lui de donner sa propre vision du design sonore et d’une certaine forme de musique électronique filmographique et hi-tech qu’il mènera au sommet du concept avec l’album « Oxydes » et le DVD qui s’ensuivit.

Aujourd’hui c’est les huit plages de « Contrast » qui s’échappent de mes enceintes, et mon premier constat est sans fioritures : l’univers sonore de Mlada Fronta est toujours aussi riche et envoutant. S’échelonnant entre 2005 et 2011 ces huit compositions risquent de donner des sueurs froides aux laborieux techniciens de l’électronica galactica façon Tympanik et Hymen.

Toujours ample le son prends tout l’espace autour de nous, il scintille le long des conduits auditifs et fait vibrer nos neurones saturés de dopamine. Porté par des rythmiques breakbeat ou drum ‘n bass le propos est futuriste et inspiré. Certains amnésiques et autre fashion victims emploieront à tord le mot archi usé « dubstep » pour qualifier cette nouvelle sortie de Mlada Fronta qui tient plus des univers mélodiques d’un Clark, un Apparat ou un Nathan Fake que des fumeurs de joints à capuche Burial ou Scorn.

Loin d’oublier l’aspect fonctionnel de la musique, Rémy nous offre un track de trance industrielle (« F8,3-1/238 ») oscillant quelque part entre This Morn’ Omina et Juno Reactor mais avec des nappes de synthés épiques façon Tangerine Dream époque « rubycon ».

Dés le quatrième titre nous assistons avec délectation à un retour sur le rhythm n’ noise qui a fait les grandes heures du projet en live, un titre down tempo lancinant dans l’esprit de l’inédit d’Ab Ovo présent dans la séminale compilation QFG (Parametric records). Suivit par un cinquième titre étonnant composé en 2010 et dans lequel on sent en filigrane des influences percussives de 2nd Gen ou Letfield, sans détour une des réussites incontestées de cet album. L’œuvre se finit sur trois pistes plus ambientales et click’n cut comme pour mieux démontrer l’attachement de Rémy à la musique « concrète » d’Autechre et aux artistes visionnaires des labels Warp, Raster Noton, Subrosa ou Mille Plateaux.

Nul doute que cette parution digitale va faire parler d’elle dans les sphères électroniques exigeantes et je n’ai qu’un seul regret c’est que ça ne soit pas sorti en CD dans un ces beaux digipacks métalliques dont Parametric avait le secret au milieu des années 2000.

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