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Evénements

NEON ELECTRONICS keylog.g.er [par Havoc - février 2012]

Lors de mon premier contact avec Dirk Da Davo j’allais sur mes 19 ans, celui-ci se démenait sur la scène d’un club dark underground perdu dans les vignes quelque part entre le Gard et le Vaucluse accompagné de son guitariste Tb Frank. Ce show acide de NEON JUDGEMENT restera longtemps gravé dans ma mémoire comme un flash stroboscopique puissant, un son electro ample et massif, un t-shirt noir à tête de mort que portait Dirk ce soir là et les incantations electro voodoo de « chinese black », « miss brown », « tv treated » ou « fashion party » !

Vingt quatre ans plus tard je me retrouve à chroniquer sans grande conviction l’autre projet de cet artiste belge autant adulé par les ténors de la techno que par les vieux grincheux de l’EBM sévère.

C’est le label M-Tronic qui vient de remporter la mise avec ce cinquième album de NEON ELECTRONICS, quasiment cinq ans après l’excellent « monkey ever after » sur lequel collabora The Hacker. Je passerai sur l’artwork noir & blanc minimaliste qui ne présente aucune espèce d’intérêt pour me concentrer sur la musique elle-même. Dés le premier titre « under the worst condition » le vieux fan se balade en terrain connu : rythmiques électroniques très présentes, voix cold wave, enluminures de guitares limite rockab’, mélodies pop façon « alaska highway », bref pas de grande différence avec ce qu’un Da Davo a pu produire jadis avec Neon Judgement.

Certains titres attirent davantage mon attention que d’autres, des ondes addictives et une atmosphère qui m’évoque tout de suite le dernier The Horrorist « joyless pleasure » : une voix caverneuse et désabusée, des petits bleeps analogiques et une production « minimal wave » glaciale. Je regarde les crédits de la pochette et je comprends vite que tous les morceaux que je préfère sont ceux produits par Dirk et Radical G : « over & over », « rhythm », « g.limp" » qui valent à eux seuls l’achat de ce CD.

Comme sur son album précédent le musicien belge inclus toujours une ou deux collaborations déjà parues sur d’autres disques, cette fois ci c’est le « prejudicial silence » du premier chef d’œuvre de Fx aka MILLIMETRIC qui se trouve à nouveau reconfiguré ici façon dancefloor new beat, avant de zapper sur le très noir « over & over » brillamment remixé par le même FX sous forte influence I.F/Drexciya.

Sans aucune prétention aucune, mais avec cette obsession perfectionniste qui me caractérise quand il s’agit d’artistes qui me tiennent à cœur, je me dis que si j’avais moi-même monté la tracklist de ce CD je lui aurai donné une autre direction plus "immersive". Oui chers amis, un autre ordre aurait donné plus de piquant à cette œuvre !! Je n’aurais jamais mis, par exemple, quatre fois le même titre en version originale et remixée. J’aurais également fait abstraction du remix d’Action Nano complètement hors sujet alors que la main experte de Millimetric, le remix tordu et inspiré de 9 Elma vs Lyynk et la très bonne version club de Dj Element se suffisent à contenter les danseurs assoiffés de jugements sous les néons.

Avant de quitter momentanément cette voix mythique je me repasse le quasi industriel « daydreamer » à fond dans le casque, allongé sur le canapé les yeux fermés. Je plonge rapidement dans le souvenir de mes neurones reformatés par mille et une molécules : flashback 1988 : « you’ve got take a chance, you’ve got take a chance, you’ve got take a chance !!!!! ».

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