• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

Neon Rain - ... Of The Dead [par Josh - septembre 2012]

Large car pour étoffer leur tribute Neon Rain n’hésite pas piocher dans un panorama allant de la musique ambiante à la folk en passant par le drone, le power electronic, la musique martiale et j’en passe mais, et c’est là que réside le véritable tour de force, sans jamais perdre la cohérence du sujet. Ainsi, chacun des trois disques de ...Of The Dead dispose de sa propre ambiance, sa propre couleur, rendant le tout encore plus vertigineux.

On commence donc tout naturellement avec A Night qui débute par un morceaux de piano répétitif, un brin nostalgique mais vite rattrapé par un grondement bruitiste mi-analogique mi-industriel. Les choses vont vite se gâter et il va falloir se mettre à l’abri fissa si on veut avoir une chance de survivre à la menace qui arrive. Et c’est précisément de menace qu’il va s’agir tout au long de ce premier CD. Permanente, la musique de Neon Rain la rend palpable à l’aide de fréquences anxiogènes, de percus rampantes et guitares dronesques vindicatives (on sent l’influence de Sunn o))) sur plusieurs titres de la trilogie). Le clou étant pour moi The Cellar Is The Safest Place, morceau "que l’on entend pas" mais qui finira inexorablement par vous achever les tympans. Good Shot.

Dans un registre général plus ambiant, A Dawn est clairement l’opus le plus apocalyptique des trois. Et oui c’est normal, le premier choc est passé, le chaos est partout et les immeubles s’éteignent les uns après les autres. Là encore la musique sert admirablement bien le propos. Diablement immersive, elle amène l’auditeur exactement ou elle veut, allant jusqu’à (presque) lui faire oublier les hordes qui grouillent à l’extérieur (The Mall) et rajoute une bonne dose de contexte en utilisant des sonorités 70’s et bien sur le thème des Goblins (They Must Be Destroy On Sight). Enfin, l’ombre de Stephen O’Malley revient planer sur They Know We’re Here qui clôture ce Dawn de façon tellurique et rappelle au passage que t’as beau te cacher, il y en a toujours dehors qui feront tout pour te les briser.

Souvent considéré à tort par les néophytes comme le segment le moins intéressant de la trilogie (Aura moins culte que Night, succès commercial moins important que Dawn), Day Of The Living Dead était pourtant loin de faire tache face à ses deux ainés. Huit-clos tendu où l’on voit militaires, scientifiques et civils se bouffer entre eux jusqu’à finalement laisser la porte ouverte à la horde pour qu’ils finissent le boulot, ou le seul personnage amené à évoluer se trouve être un zombi, Romero s’y paye le luxe de limiter au minimum l’apparition de ses créatures et étire au maximum ses thématiques. Le résultat est acerbe et très loin de l’idée que l’on peut se faire d’un film de zombi en 1985, l’année des Demons de Bava et du Retour des morts-vivants de O’Bannon. Bon, mais pourquoi raconter tout ça ? Et bien parce qu’à l’instar du film la musique de Neon Rain surprend presque immédiatement, fini les modulations noisy ou les nappes abyssales et place aux percussions, aux mélodies lancinantes et à une musique analogique martiale qui penche même de temps en temps du coté du dancefloor. Composé cette fois par Usson seul, A Day n’échappe pas à l’influence de Carpenter (The Hunters & The Preys, Cauterize) mais ne se laisse jamais déborder. Que ce soit la magnifique mécanique de More & More Everyday, le trip-hop grinçant d’ Entroducing Bob ou la superbe conclusion crépusculaire de Escape, ce troisième disque est un véritable bol d’air pour bunker et clôture à la perfection une trilogie à la cohérence sans faille.

More Of The Dead

Plus modeste sur la forme comme sur le fond (1 disque sortit à 100 exemplaires, 4 titres), More Of The Dead joue lui aussi sur un large patchwork de genre (folk, ambiant, drone) mais tient assez difficilement la comparaison avec son grand frère, la faute peut-être à des compositions trop étirées (entre 7 et 12 minutes chacune) qui laissent une impression gênante de remplissage, mais peut-être aussi qu’il y avait moins à dire sur les films, d’ailleurs la "cover" du thème des Goblins (...Of The Dead) est vraiment le seul morceau à mon sens à sortir du lot.

Mais si comme moi vous êtes le genre à acheter l’édition ultime de Dawn of The Dead avec les 4 montages (Celui d’Argento, de Romero, le montage US et la version avec CGI incrusté de Georges Lucas), ça serait dommage de se priver d’un pareil objet (les 2 digipacks sont absolument superbes) et encore plus dommage de ne pas soutenir ces labels familiaux trop rare dont la passion reste le principal moteur, au même titre qu’Opn, Audiotrauma ou Les Forges Alliées.