• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

Noxious Art Festival act III - digital compilation 2k9 [par Freak Show Factor - janvier 2010]

Audiotrauma marque le coup d’une compilation suite au retour du festival Noxious Art à Paris. Sobrement nommée Digital Compilation 2k9, vous l’aurez compris, elle ne sera disponible qu’au format mp3 ou Flac. Le but du jeu : les participants devaient être à l’affiche de ce festival bien sûr, et fournir un morceau inédit, quelque-soit la forme : simple remix, version live, ou carrément unreleased.

Sur une approche globale, l’écoute sur la longueur se révèle agréable. La compilation est équilibrée en qualité et l’on aura jamais à zapper un morceau insupportable (ce qui est déjà un exploit). Elle est cohérente dans les sons et les styles. Mais aussi, et surtout, elle offre quelques perles que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.

La confirmation : Amesha Spenta, dont le premier album fut sorti également sur Audiotrauma récemment, nous offre un morceau dans la droite ligne de ce qu’on avait pu déjà entendre de lui. Un indus tribal avec instruments et cœurs bizarres entre Empusae et Mind Necrosis Factor. Un morceau qui aurait pu être un des meilleurs de son album et qu’il offre ici.

La fusion : toujours Amesha Spenta, qui honore justement Empusae avec un remix de Undead Soil, morceau extrait de The Hatred of Trees. Le traitement bénéficie d’une épuration dans la rythmique et de la mise en avant de la mélodie, renforcée, sublimée. L’association des deux talents ne pouvait qu’engendrer une pépite.

L’annonciation : Ici bas. Un avant-goût du prochain album de Punish Yourself vs Sonic Area, dans une veine cinématographique à la Cult Movie. Une longue intro où les instruments trouvent leur place les uns après les autres, jusqu’à cette mélodie légère comme un souffle chaud dans l’oreille entamée par un son de xylophone. Une rythmique à peine esquissée, pour mieux s’effacer ensuite, laissant place à la brève fureur, mais intense, des guitares rehaussées d’un kick énorme. Une longue outro de saxos mélancoliques pour finir ... on est impatient.

L’érection ... des poils : le remix de Lifestyle, de Chrysalide, dont je n’ai pourtant jamais été fan, par Amnesy. Ca commence digital punk, et puis, on ne sait trop comment, arrive une accalmie, un piano descendant, comme un décompte, renforcer au fur et à mesure par différents subterfuges en une montée en pression lente et glaçante. On glisse irrémédiablement vers un précipice sans fond. Grisant.

On pourrait encore citer l’electronica dubisante de Zenta, l’intelligent rythmic indus de Flint Glass, l’excellent remix à capuche d’Ambassador 21 par un certain Dubberman ... bref, une bonne façon de se remémorer le festival pour ceux qui y étaient, et de donner envie aux autres.