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POST GODS (Optical Sound) [par Havoc - mars 2012]

Étrangeté conceptuelle que cet album qui est présenté comme le projet d’un certain David Michael Clarke, artiste contemporain qui démarra l’aventure POST GODS à partir d’une photo d’un panneau sur un mur de Stockholm et qui a donné sens à ses textes et expériences expiatoires avec un groupe monte de toutes pièces au gré des rencontres.

Les sept titres ont été enregistrés live au Wharf (Centre d’Art Contemporain de Basse Normandie) en 2007 mais mon petit doigt me dit qu’on tente de nous escroquer à travers une sorte de fake conceptuel qui tient autant du surréalisme de Magritte que de l’escroquerie des sérigraphies de Salvador Dalí. Sous la photo de presse il serait judicieux d’annoter « ceci n’est pas un groupe ».

En lisant les crédits de l’album je vois que ce cher Emmanuel Hubaut ([i]aka le Comte d’Eldorado dans Les Tétines Noires, aka EHB dans LtNo, et Emmanuelle 5 dans Dead Sexy Inc’[/i]) est à l’œuvre derrière ce nouveau projet (tenant ici la basse, la guitare et faisant les backing vocals) entre pop dépressive et psychédélisme post wave.

La musique de Post Gods pourrait aisément faire penser à un vieux Syd Barrett en pleine descente qui serait passé fumer des joints dans le studio de Massive Attack un soir ou Trent Reznor serait resté boire de l’absynthe.

Tout n’est pas à mon gout mais des titres comme le très bon « some gods » (avec une voix proche de celle d’un Nivek Ogre sous valium), « Frederick Nietzsche » , « sincerely yours » et « requiem » sont suffisamment chargés d’expérience et de molécules de THC pour me faire partir ailleurs. Par contre les plages deux et trois sont tout bonnement insupportables, j’ai préféré les zapper.

Une fois de plus Optical Sound, qui avait préalablement déjà édité l’album solo d’EHB « fragment d’un discours amoureux » en 2002, use et abuse de ses connections dans l’Art Contemporain pour éditer un objet sobre avec un vrai faux groupe au concept fumeux, mais à la capacité onirique certaine, qui laisse présager un retour à la musique organique d’Emmanuel Hubaut exilé à Berlin depuis une décennie électronique dédiée à Dead Sexy Inc et à son comparse Stéphane Hervé.

Si le track « some gods » pouvait annoncer un retour à un rock plus mature auquel nous avons été habitués avec le LTNO de « global cut » juste avant la mise en abyme de Manu dans l’electro clash boys & girls et les soirées berlinoises alors le projet POST GODS aura au moins servi à ça.

Allez pour la peine je me remet l’excellent « lucifer rising » qui m’avais scotché sur le « sea, sex & burn » du dernier LTNO en date (2003). Depuis nous attendons toujours des nouvelles des étoiles, … alors monsieur EHB rebranche tes amplis et compose vite tes « LOW/HEROES » à toi que nous attendons tous avec un sourire aux lèvres et les yeux pétillants.

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