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Psyko - Beat+Torture+Kill [par Freak Show Factor - novembre 2010]

Psiko mixe depuis 1997, selon discogs, et sa production discographique commence en 2006, faite de CD de mix ou de 12” sortis par de petits labels de province tels qu’Audiolab ou Planet Kick. Il faut croire que Radium l’a remarqué pour le signer sur Psichyk Genocide, et Psiko bénéficie ainsi de la distribution par Audiogenic, ce qui devrait élargir son horizon.

Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que l’on parle ici de Frenchcore …

La “hated frenchcore menace” commence à pointer le bout de son nez par un morceau à la composition old school et aux samples révolutionnaires.

Le second titre n’est autre qu’une reprise de Muse, remixant Uprising façon frenchcore, tout en conservant la structure du morceau original couplet / refrain. On passe un moment assez jouissif il faut bien le dire, si tant est qu’on supporte Muse.

Le morceau qui suit est aussi une cover… de 50 Cent ! Je n’ai évidemment pas reconnu ça tout seul, j’avoue avoir pompé sur un confrère (©notulus.com), mais le peu de professionnalisme qu’il me reste m’a quand même poussé à vérifier. Putain ! 50 Cent ! Run DMC ou Public Enemy j’dis pas … mais 50 Cent. Mais remettons-nous… C’est peut-être fait exprès d’ailleurs d’utiliser deux icônes de la popculture actuelle. Ici, Psiko n’utilise heureusement que la voix du rappeur US qui a fait sa fortune sur la mise en avant d’une enfance difficile. Pour autant, aucun urticaire n’a germé. Ca passe plutôt bien, toujours dans un esprit festif. Un morceau qui fait presque penser à une prise de son directement sur la console d’un DJ en plein trip.

Largement inspiré par la culture geek, Psiko s’aventure également sur le terrain du hardcore 8bit avec “Fake System”, hélas noyé sous une rythmique peu imaginative.

J’arrêterai là mes investigations pour démasquer les covers et les samples utilisés, Psiko et moi n’ayant assurément pas les mêmes références, mais ce que je considère comme la face A de l’album, festive voir second degré, m’a mis de bonne humeur.

La transition s’opère par un morceau en forme de rébellion nihiliste contre la société, dont seul le sample d’intro nous rappelle le second degré. Le reste nous annonce le passage du côté obscur.

A partir de là, le (no)beat devient plus lourd, plus sourd, plus répétitif, plus impitoyable, et moins intéressant. L’environnement du beat peut être volontairement aride, ou au contraire un habillage très travaillé fait de petits sons ciselés rythmiquement. J’avoue avoir souvent l’impression que ma tête se retrouve entre la masse et l’enclume, ce qui, assurément, peut-être perçu comme un facteur de qualité pour les amateurs de lobotomie, mais qui peut devenir fatiguant pour les autres. Ptin merde ! Je suis vieux ça y est c’est officiel !

A noter le magnifique “interlude” à la guitare lowfi que n’aurait pas renier un très bon Moby, la petite douceur dans un monde de brutes qui nous empêche de trucider le voisin venant nous rappeler la règlementation sur le tapage nocturne à coups de manche à ballet peu assurés mais répétés.

Mais le Code Civil, nous en parlerons plus tard, pour le moment je voudrais conclure sur ce premier album de Psiko. Un album double face dont la deuxième partie souffre d’un léger manque d’inspiration. Psiko n’a pas su s’affranchir du lourd héritage de ses ainés et des codes d’un style musical qui ne devrait pas en avoir. Tout le contraire de la première partie qui m’a beaucoup amusée.

URL : http://www.audiogenic.fr
Label : Audiogenic

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