• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

Raoul Sinier - Guilty Cloaks [par Epoque - février 2012]

Autant le dire tout de suite, les seules choses que m’évoquait Raoul Sinier avant d’entamer l’écoute de Guilty Cloaks c’était Ad noiseam et un camarade me soufflant après les 10 ans du label au Batofar "C’était cool mais l’unique truc avec lequel j’ai pas accroché c’est Raoul Sinier".

C’est donc avec une certaine méfiance que j’ai commencé l’écoute du dernier album du Monsieur.

Mes premières impressions furent négatives il n’est pas nécessaire de le nier. Je trouvais le tout trop "sourd", trop étouffé et la voix, évoquant à certains moment Jay Jay Johanson à d’autres le célèbre Morrisey, peu convaincante.

J’apprécie les rythmiques lorsqu’elles sont tranchantes, cisaillantes, puissantes et qu’elle ne sont pas noyé par les nappes omniprésentes, ce n’était pas le cas ici et cela m’a rebuté de prime abord.

Mais tout ceci c’était avant "Winter days". Véritable perle électronique, le septième morceau de Guilty Cloaks m’a transporté. Celui-ci débute lentement, une petite mélodie qui fleure bon la nostalgie urbaine se promène au milieu des rythmiques qui se perdent volontairement dans le jeu des structures. "Winter Days" passe progressivement de l’innocent morceau de Trip-Hop/Electronica à la lourde marche Noisy survolé des grosses nappes distordus et puissantes emportant l’auditeur dans une sublime tourmente avec comme fil d’Ariane cette petite mélodie qui ne disparait jamais totalement.

Le final, épique, évoquant le meilleur des premiers Muse (oui, le groupe de rock, parfaitement) se paie même le luxe d’être accompagné d’une voix convaincante, nous sommes alors loin de la mauvaise impression du début.

Je me suis dit alors que j’étais "débloqué" que j’allais pouvoir réécouter le reste de l’album avec une oreille neuve, que j’allais redécouvrir et apprécier cette fois-ci.

Ce fut partiellement le cas.

D’un coté je pris du plaisir à me pencher sur cette manière abrupte de jouer avec les rythmiques, comme un enfant facilement lassé des choses, qui change tout, voir détruit toute sa création alors qu’il venait de l’installer.

Au fur et à mesure, je supportais aussi mieux la voix, après tout, c’était original et pas désagréable sur le long terme. Mais une question m’habitait alors que l’album s’était fait une place au creux de mon âme, qu’il accompagnait certaines de mes nuits. Pour finir par apprécier Guilty Cloaks j’avais dû me faire violence, est-ce que les autres auditeurs allaient, eux aussi, passer par là ?

J’imagine que les gens qui connaissent bien Raoul Sinier ne seront nullement surpris, parviendront à en apprécier le substance sans être bloqué comme j’ai pu l’être au début.

Mais tout de même... "Winter Days"... quel morceau !

Je conseillerai pour finir d’aller se faire une idée en écoutant les extraits disponibles sur le site d’Ad Noiseam ; moi j’en retiendrai un projet intéressant, difficile d’accès voir rebutant, mais possédant un potentiel émotionnel certain.

URL :

Permalink :