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Republik of Screens - Res Publica [par Epoque - juin 2011]

A l’heure où le projet Chrysalide étend ses ailes noirâtres et rouillées sur le petit monde de l’électro-indus/Cyber-Punk francophone, l’autre vision du bruit de Syco (Co-fondateur du label Audiotrauma) s’enfonce dans le marasme d’une République sinistre mais néanmoins peu éloigné de notre réalité. Secondé par Nasty Bug (Sub Produkt), les deux comparses se produisent déjà en live depuis un moment, à Tours notamment, poste avancé de l’armée des Audiotraumatisés. Leurs performances sont en général marquées par un chouette visuel projeté au devant de la scène sur un drap transparent et par un son incisif, pénétrant et terriblement industriel.

C’est donc avec un bon a priori de départ que je me suis plongé dans l’écoute attentive de ce Res Publica. Après une courte introduction, dans le pur style de ce que l’on peut entendre aux travers des diverses productions du label, Republik of Screens entre dans le vif de sujet avec le colérique "Worst of Drugs". Frénétique, rituel, bruyant, gorgé de beats hardcore et déchirés par les cris déshumanisés de Syco, ce premier morceau ne relâche la pression que pour une très courte pause orchestrale qui implose aussi sec pour revenir à la cavalcade primitive et brutale initiale. La suite de l’album ne change pas d’orientation, le CD s’écoute fort et entend bien le faire savoir à grand coup de savoir faire. En effet, depuis des années, Syco et Arco n’ont cessé de se bonifier, emmenant dans leur sillage un groupuscule de guerriers du bruits, fidèles et enragés, Republik of screens est à l’image de ce phénomène.

Je serais cependant de ceux qui ont des choses à dire au sujet des rythmiques du dernier Chrysalide, plus lentes que par le passé, j’ai du coup eu un peu plus de mal à entrer dans cet opus. Ici c’est tout l’inverse, Res Republica est vif,efficace immédiatement, mais en contrepartie moins riche en sonorités et moins profond. L’exception confirmant la règle serait sans nul doute le titre éponyme "Res Publica", lente et abyssale agonie distordue gonflé de ces fameux samples orchestraux qui ont su si bien se marier avec les excroissances bruyantes des autres productions du label. Viendrons un plus anecdotique "To be Broadcasted" mais un viscéral "The Republik is proclaimed" qui allonge durant tout le morceau une superbe ligne de synth-bass à faire vibrer les carreaux.

l’album se termine comme un bon concert du groupe, par du bruit, pur et franc. S’ajouteront à ses huit pistes une neuvième avec sirko Drive, agréable mais pas inoubliable, rappelant Sonic Area ou encore Dälek et deux remixs, l’un de F.Y.D auquel je n’ai pas accroché et Generation Screen de Chrysalide, à la sauce Republik, qui lui est une véritable réussite.

Res Publica est un bon premier album, peut-être un peu maigre en contenu et sûrement moins inspiré qu’un Chrysalide, il recèle néanmoins quelques pépites de bruits qui viennent se placer fièrement aux cotés de leurs sœurs de batailles dans la vitrine déjà bien fournie de l’un des labels les plus actif et productif du milieu.

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Label : Audiotrauma

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