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SICNOISE - THE DOUBLE EXPERIENCE [par Janet Vice - août 2011]

C’est vierge de tout préjugé que j’entame cette chronique. Je ne connais pas du tout Sic Noise.

Ce qui me frappe à la première écoute, ce sont les ambiances très visuelles des pistes. Je vois distinctement de longues étendues désertiques de sable rouge défiler sous mes yeux. Ce Double Experience m’entraîne dans un voyage au cœur de la planète Mars. Oui. Pourquoi ? C’est simple, j’ai vu Ghosts Of Mars en 2001. En exagérant à peine, le premier tiers de l’album est un mimétisme de la B.O du film de Carpenter, en terme de synthés et de rythmique notamment (les envolées de guitares électriques en moins). The Double Experience tient malgré tout ses promesses : l’expérience de la perception auditive et visuelle réunies sur une simple piste son. Il faut juste préciser que cette double expérience n’est pas tout à fait inédite. C’est lorsque je me décide à jeter un œil sur les noms des morceaux, qu’un petit sourire me fend les lèvres malgré moi : ma référence à Ghosts of Mars, intentionnelle ou non dans la démarche créatrice des compositeurs, n’est pas si ridicule que ça. Des titres comme "Moon of Mars", "Alien baba" ou encore "Atomic Peplum" m’incitent à continuer sur ma lancée.

A partir de "Exoticall" (comme son nom l’indique), on pénètre dans une sphère tribale, exotique. Les percus, plus présentes, sont chaudes et profondes. Le mélange avec les sonorités plus traditionnellement électroniques, froides, et cette mouvance continue dans l’UFO font naître en moi de nouveaux horizons extraterrestres. Je pénètre dans des jungles chaudes et humides peuplées de petits bonhommes verts qui dansent autour d’un tiki technologique. Avec "Perfect View", je contemple une aurore boréale où se fondent trois Soleils. C’est aussi pour moi un des morceau les plus mémorable de l’album car il franchit une étape décisive en terme de construction mélodique : 2 accords. (à vos souhaits !) Une bien jolie vision, donc, avant de sombrer dans la léthargie profonde d’un trajet de voyage qui dure trop longtemps, dont les paysages ne se renouvellent pas. Je ne ressens plus la progression des morceaux, les sons et les rythmiques sont trop semblables et je n’entends plus qu’un miasme sonore. Chaque sample a beau être calé au millimètre près (et ça s’entend, il s’agit d’un véritable travail d’orfèvre), je me suis perdue en parcourant l’immensité de cette galaxie lointaine.

C’est donc une oreille très mitigée que je porte sur The Double Experience de Sic Noise. D’un côté, une imagerie forte se dégage de cet album, embarquant l’auditeur dans un voyage intersidéral, ce qui constitue en soi un véritable tour de force. De l’autre, un manque d’intensité, d’originalité et de progression font pour moi cruellement défaut à cet album. Quand je parle de manque d’originalité, je ne parle pas en terme de recherche sonore, mais de musicalité (une phrase mélodique, ou un rythme qui surprenne). Ma fixette sur la B.O de Ghosts of Mars n’arrange rien, je conviens que la comparaison est fâcheuse, mais c’est la plus proche que j’ai trouvée. Avant de terminer, mention spéciale à "Remote Listen" dont le métronome semble avoir été laissé sur les contretemps…

Je vais donc conclure par cette touche naïve : The Double Experience vous en met plein les yeux, mais pas plein les oreilles.

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Artiste(s) : SicNoise , OPN

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