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SONIC AREA music for ghosts (Ant Zen/Audiotrauma) [par Havoc - septembre 2012]

Autant le dire tout de suite ça évitera les malentendus, je ne suis pas du tout fan de la musique des frères Arco & Syco à la base et pourtant le dernier album de CHRYSALIDE m’avait laissé sur le cul de par sa puissance et sa folie schizophrénique. Et il semblerait que le charme va opérer de nouveau en ce qui concerne ce nouvel album de SONIC AREA produit de main de maître par Arco solo.

Dés la 1ere écoute de l’objet je peux d’ores et déjà affirmer que c’est le meilleur album d’Arnaud Coeffic, en tout cas le plus beau et le plus cohérent. Un bel et étrange OVNI dans un paysage underground français aussi pauvre et anémié que le cadavre d’un fennec dans le désert du Sahara.

La musique de ce disque nous plonge dans les cauchemars opiacés d’un Arco qui aurait utilisé la machine à remonter le temps d’HG Wells pour aller boire quelques verres dans le vieux Paris 1900, fumant la pipe dans un sombre troquet là bas en compagnie de Lautréamont, Joris-Karl Huysmans ou Jean Lorrain.

Une immersion fantomatique teintée de couleur absinthe portant en elle un dixneuviémisme assumé ("manifest yourself" / "dead muse"/ "haunted hall motel ballade" / "thoses eternal seconds" / "middle night ballet » / "funeral march of an empire").

L’écoute de cet excellent album fait penser à ce théâtre de la cruauté hypnotique qu’on retrouve dans la micro-scène WITCH HOUSE dont ce disque est fortement imbibé avec des petites mélodies hantées très fin de siècle qui me font penser à du EMPUSAE ("the living carousel", "the endless staircase", "the magic storytellers") ou à des groupes comme SALEM ou ?AIMON sur "once more unto the breach dear friends" tant l’ambiance est lente, noire et poisseuse, avec ces chœurs de fin du monde et ces synthés magistraux.

Dés le premier titre "never ever more" on sent délicieusement s’immiscer en nous les effluves bruitistes de sorciers du son hypnotique comme Prurient ou Necro Deathmort.

Nous invitant dans son cirque déglingué Sonic Area se plonge avec parcimonie dans des terres plus industrielles et travaille ses ingrédients dans la marmite de Salem pour en distiller une étrange potion magique qui nous rendrait presque accrocs à la magie noire.

"Infernal clockwork" suinte bon le hardcore lancinant rehaussé par une petite boîte à musique de film fantastique, ce titre aurait d’ailleurs très bien pu avoir sa place dans le dernier Chrysalide. Seul bémol sur " euréka" que je trouve trop pompeux et emphatique au point d’avoir l’impression d’entendre la bande originale film de vampires hollywoodiens remixée par les décérébrés de MICROPOINT.

Pour le reste il faut avoir cet album dans votre discothèque ou alors c’est que vous n’avez rien à faire sur ce forum.

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Label : Ant-Zen

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