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Stupre - Das ist Electro-Dark [par le chiffre - avril 2013]

Faut-il encore, en 2013, se référer à Velvet Acid Christ, Hocico, ou Skinny Puppy pour s’excuser de produire de la Terror EBM ?

C’est toute la question qui est posée par Stupre, dont le second album, au titre très Magrittesque, Das ist Electro-Dark, vient de sortir chez le label hongrois Advoxya Records, qui compte dans son écurie E.S.R, A7IE, Snog et Larva.

Les samples cinématographiques de bon aloi, le kick efficace, la voix distordue, etc. Tous les ingrédients sont réunis pour guincher entre un batcave esseulé et un lolustrial aux ajouts capillaires en plastique et aux Moon Boots poilues et fluorescentes.

Le "genre" pourtant éculé plaît-il encore au point d’être revisité encore et encore ?

Chacun jugera ou pas. Ce qui importe, c’est que les artistes, NarCis PrinCe et Verge, semblent en parfaite synergie avec leur création, celle-là même qui prend la suite de Priceless, sorti en 2009 chez Cortex Records.

NarCis Prince a chanté dans FYD, de l’ineffable écurie Audiotrauma, qu’on ne présente plus.

"Aneros Helix" représente à lui seul le classicisme auquel Stupre a sacrifié tout au long de cet album, assez (trop ?) homogène. Il en constitue cependant le morceau le plus intéressant même s’il n’est pas le plus original. Son unicité est garantie par un mastering made by Gwenn Tremorin (Flint Glass, Tzolk’In), qui renoue pour l’occasion avec ses activités passées au sein du défunt et regretté label Brume Records.

"You Always Hurt The Ones You Love" est parfait pour enflammer un dancefloor quelque peu apathique, avec une intro efficace dans être trop longue... à l’inverse de celle "No Passion" qui paraît interminable.

"Sharp Broad Knife feat Sons of Fenris" se situe dans la veine Industrial Black Metal qui en ravira les amateurs. "Pyx" et "Coffein Rush", les fans d’Hocico/Cenobita avec leurs orgues gothiques très vintage.

"Counterfeit" évoque, quant à lui, les premiers :Wumpscut : période Dried Blood of Gomorrah

"Das Ist Electro Dark feat zNo" nous replonge dans l’univers très 1998-1999 de l’apogée de Suicide Commando. "Sad(istic) Sick Bitch" et ses synths leads tourne le genre presque en caricature, sans sombrer, certes, dans le cliché uniforme de mauvais goût. Le côté "fête foraine" eut cependant pu être évité.

Heureusement "Here And Nowhere" contrebalance cette tendance facile et nous remémore quelque peu Skinny Puppy période Rabies... mais, une fois de plus, pourquoi l’influence emprisonne-t-elle toujours aussi souvent la création, annihilant ainsi toute innovation sonore ? Et pourquoi ne perçoit-on presque aucune césure avec "Peeled Skin" qui lui succède immédiatement, et évoque, quant à lui, le Noisex de la fin du siècle dernier ?

"So Much More feat K Bereit" clôt le disque sur le mode glamdustrial auquel le groupe complice a annoncé s’orienter, depuis sa récente scission, et apporte son sceau de qualité technique, sans pour autant constituer la "pépite" que l’auditeur recherche inexorablement sur ce type de production.

Au final, un album qui ravira les nostalgiques ou permettra à la jeune génération de redécouvrir le style parfois adulé, souvent déprécié par ses aînés.