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Evénements

Sylvgheist maëlstrom - Lahar [par e.Mission - novembre 2011]

Livraison du jour et piqure de rappel un an après sa sortie, sylvgheist maëlström (doit-on le présenter ?) avec Lahar, correspondance des titres références à la plupart des lieux de remous volcaniques notables qu’a retenu l’Histoire - la quête d’une minéralité sonore dans le grain, je commence à comprendre ce qui distingue sensiblement l’école indus "française" - si on peut l’appeler ainsi - qui vient davantage justifier sa masse acoustique dans l’exploration et le bruitisme sourd, colérique et plus directement revendicateur chez nos voisins européens.

J’apprécie l’écoute d’un album hétérogène et cohérent, où j’entends par là une volonté de l’artiste de rendre à chaque morceau sa personnalité propre - entre power rythmique comme les corrosifs Toungouska et Eyjafjöll ou ces blips gras et jouissifs qui ouvrent le dansant Lothar et des choses plus nuancées, dans un bassin musical où les productions ressemblent davantage à une suite d’essais hasardeux sur 1h20 cherchant à atteindre un même objectif sonore, comme un type au comptoir qui s’y reprend à plusieurs fois pour raconter la même vanne.

Et malgré tout, il manque quelque chose pour que l’ensemble retienne mon attention au delà du simple disque d’ambiance de salon (bah quoi ? c’est l’heure du goûter là, je trempe mon super cookie nougatine Leader Price dans le café), en partie parce que la qualité aussi est très inégale d’un bout à l’autre. Je commence à croire qu’il existe aussi une logique du "premier morceau", celui qui ouvre le bal, agréable, envoûtant même parfois (Pompei a quelque chose qui me fait penser à Land, pour ceusses qui connaissent bien ce qui a été pondu chez Divine Co, sinon vous savez ce qui vous reste à faire) et qui nous fait souvent espérer que la suite sera du même niveau. Ô impatiente et insupportable attente, voilà bien quelque chose qui n’a pas de frontières musicales, vous voyez ce que je veux dire.

Bref, on relève quelques perles comme Lisbonne et Lahar, que je rapproche à un mélange de Lith et Flint Glass dans le style et l’empreinte acoustique ou Katrina dans l’aventure ambient mais aussi certains motifs redondants au point d’en devenir nauséeux à la longue - Xynthia, 10 minutes d’ennui ou de challenge d’endurance à relever sans passer au track suivant c’est selon - et c’est bien dommage, au delà d’une quelconque analogie sémantique avec les soubresauts perpétuels de la nature. À mon humble avis, il faudrait un petit rien d’engagement pour passer du disque de "remplissage" à la véritable œuvre de création qu’on a envie de réécouter de temps en temps : en clair, une prod respectable+ pour moi s’il pouvait exister une notation de ce genre.

Je suis tout de même curieux d’écouter ce que Sylvgheist maëlstrom nous offrira dans, je l’espère, un futur assez proche.