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Systr - Gazole [par Kether - avril 2012]

A l’ombre des piliers du metal indus américain ou allemand, la France a su développer une véritable scène depuis Treponem Pal, Spina, Sin et autres Punish Yourself. Dernière formation en date à se lancer dans l’électrolyse acide du métal/indus, voici venir SYSTR, dont le premier album, GAZOLE, sorti fin 2011 était furieusement attendu au tournant après une tournée ravageuse avec Lycosia.

SYSTR débarque avec de sérieux atouts, qui leur permet d’emblée de se démarquer du pack des jeunes groupes énervés. Tout d’abord une production relativement solide, ensuite une bonne assise bien hargneuse basée sur le principe canonique du genre, riff de guitare / rythmique techno, et enfin des ouvertures audacieuses sur d’autres styles ou techniques (trancecore/mélodique).

En 12 titres plutôt rentre-dedans, SYSTR impose une signature forte qui prolonge le metal indus « prongien » en s’autorisant des escapades vers des nappes plus claires, des passages à l’auto-tune ou des superpositions audacieuses. On notera même un titre, "Remaining Silence", avec voix féminine qui dénote un peu avec le reste, ou le planant "Superheroes" qui flirte vers la trancecore sans toutefois se barrer dans des hybridations de dingue à la Fail Emotions.

Seul gros bémol, à mon sens, la voix « scandée » qui peine à trouver sa place entre les éructations cinétiques et les murmures auto-tunés. Une option plus rap ou plus EBM, même poussée jusqu’à la caricature aurait peut-être eu plus d’impact.

L’album oscille donc entre une hargne brute et un désir de propulser chaque chanson dans d’autres dimensions. En revanche, la production montre ses limites sur les titres plus ambitieux, et il m’est arrivé de décrocher lors de passages plus flottants. GAZOLE, à défaut d’être totalement convaincant, reste toutefois un bel album de jeunesse, dense et prometteur.