• Tu veux rencontrer des gens, te faire des amis, 3615 ma life
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez annoncer une soirée, un événements
    C'est par ici >>
  • Vous souhaitez nous faire parvenir une démo
    c'est par ici >>
  • Axess Code
    2 impasse des bartavelles,
    lot n°3,
    les cressantines,
    34920 le cres- France

Evénements

TRISTESSE CONTEMPORAINE tristesse contemporaine (Pschent records) [par Havoc - mars 2012]

Bon je préfère d’emblée dire les choses telles qu’elles sont : « fun is dead » d’ASWEFALL est dans mon top 5 des albums sortis en 2010. Une forme moderne et très belle de cold électronique dans l’esprit de COLDER ou des SCRATCH MASSIVE de « time ».

Et cette addiction pour cet album je la dois en grande partie au musicien suédois Léo Hellden vivant sur Paris et aperçu ces dernières années sur des labels frenchies aussi exigeants et respectés que Kill The DJ, Isolering ou Pschent.

Et le rapport avec ce disque de Tristesse Contemporaine – pardon mais le nom du groupe plombe un peu l’ambiance – me direz vous ?

Après le succès critique du dernier chef d’œuvre d’AsWeFall monsieur Hellden, au hasard des rencontres, décide de monter un nouveau projet avec Mau (vocaliste du groupe trip hop EARTHLING) et Narumi, une japonaise expatriée à Paris et fan de The Cure.

Pour la petite histoire Léo Hellden a joué de la guitare sur les meilleurs albums de Jay Jay Johanson, avec lequel il a pu expérimenter ses gouts particuliers pour les sonorités eighties et cette utilisation caractéristique de l’écho et de la réverb prédominante chez des groupes séminaux de 4AD comme Cocteau Twins ou … Earthling justement.

En résumé trois exilés à Paris balancent sans retenu leur vision de la vie empreinte de mélancolie et de déréliction sans verser dans le pathos des groupes de genre. Toujours avec cette délicatesse pop qui caractérisait les groupes eighties comme New Order (l’excellente ligne de basse sur « I didn’t know » inspirée de la 6 cordes de Peter Hook), Young Marble Giants ( sur le titre « 51 ways to leave your lover ») et Durutti Column (« daytime nightime ») tout en y ajoutant une touche dansante qui vous transporte plus qu’elle ne vous fait bouger.

Mau chante dans un registre grave (« empty hearts ») mais parfois sa voix se fait susurrée (« in the wake ») et glisse vers les contrées enfumées et climatiques d’un 3D de Massive Attack époque « mezzanine ».

Après plusieurs écoute je trouve que la plupart des compos de cet album sont délicieuses et l’ambiance générale me fait penser au premier album du side project des membres de Wire, le magnifique « profile » de GITHEAD.

Cold wave moderne, équilibre précieux entre instruments acoustiques et programmations électroniques, voix de Mau excellant dans son registre de compteur d’histoires, guitares de Léo qu’on jurerait enregistrées dans le studio Factory de Martin Hannett, basse calibrée « seventeen seconds ». Vous me direz qu’il n’y a rien de nouveau à l’horizon, oui mais ça reste beau et soigné et ça va vite trouver son public, entre quarantenaires nostalgiques et jeunes lecteurs de Magic et des Inrocks. Le producteur techno Danton Eeprom ne s’y est pas trompé puisqu’il a remixé « 51 ways to leave your lover » pour son propre label dans une version techno minimaliste chargée d’opium et d’absynthe.

Nous retrouvons le français Pilooski au mixage et le mastering a été confié au temple londonien du son : The Exchange , pour un résultat parfaitement ample et organique.

Et pour compléter ce tableau idyllique, qu’elle ne fut ma grande surprise en voyant que cet artwork dadaïste et coloré a été signé par notre camarade écrivain Laurent Fétis.